jeudi 6 octobre 2016






La voilà, erratique vestale gardienne d’un feu pâle, celui qui orne encore les horizons sanglants, post nucléaires, de notre siècle défragmenté, tout en linceuls de peaux et guirlandes humaines tressées en breloques et détaillées en brosses à dents. Catin de tous les cultes désacralisés, totem femelle du mammonisme et de ses émonctoires rutilants... celle qui entretient le noir foyer, bruissante d'helminthes...dans son regard ardent d’aveugle brûlent les feux de joie, et pendant que ses braises raniment les charniers de tressaillements mongoloïdes, d'inconsolables pyorrhées fusent entre les mailles de ses industries obèses. Soupes froides, cellules blèches, femmes spermicides, recomposées, elles font gonfler la terre, bouche frangée d’or et d’immondices, pour que celle-ci ne soit plus que la panse tiède et resuturée où croupit la vermine de sa propre mort, infiniment dilatée. L'accident devient la norme, le prolapse est généralisé. La voici, celle qui porte le deuil de l’humanité, celle qui proclame que vos empires sont vains, chicots dégénérés branlant sur la chair décatie d’une croupissure globale que nous nommons Histoire et dont nous croyons qu’elle avance, alors qu’elle ne fait qu’enrouler, éternellement, le même étron puant ! Sonnez, trompettes du génocide, pendant que la vieille Europe achève de s'empoisonner au lait noir de la prostitution.

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